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Que signifie droit d’asile ? Comment fonctionne le système d’asile en Suisse ? Et quels sont les droits des enfants réfugiés ? Vous trouverez ici des réponses claires et fondées à ces questions essentielles.

Graphique de la semaine

L’activité professionnelle est un aspect central de l’intégration, sur la voie de l’indépendance financière et d’une vie autonome. C’est là qu’intervient l’Agenda Intégration Suisse (AIS), avec lequel la Confédération et les cantons ont mis en place un système d’encouragement de l’intégration.  

L’expérience le montre : malgré des conditions initiales difficiles (apprentissage d’une langue nationale, acquisition de qualifications, etc.), les personnes admises à titre provisoire et les réfugié·e·s reconnu·e·s intègrent aujourd’hui plus rapidement et plus fréquemment le marché du travail.  

Sur 100 personnes réfugiées ayant bénéficié dès 2020 pour la première fois  d’un accompagnement entièrement conforme aux standards de l’AIS, plus de la moitié (53 %) exercent déjà une activité professionnelle au bout de cinq ans – un résultat exceptionnel en comparaison internationale.

Sur les 235 057 personnes recensées dans le domaine de l’asile en Suisse, 110 322 sont des filles ou des femmes, soit près de la moitié.

Les jeunes personnes réfugiées bénéficiant d’un droit de séjour en Suisse ont droit à des mesures d’encouragement de l’intégration.

Le résultat :
Parmi les personnes qui se sont réfugiées en Suisse en 2018 alors qu’elles étaient âgées de 16 à 17 ans, 87 % suivent, cinq ans plus tard, ne formation post-obligatoire ou l’ont déjà terminée avec succès.

La population résidante permanente de la Suisse compte environ 9 millions de personnes.

La part de personnes relevant du domaine de l’asile est marginale : les personnes réfugiées reconnues, les personnes admises à titre provisoire, les personnes requérantes d’asile et les personnes à protéger avec statut S ne représentent au total que 2,5 % de la population résidante permanente, soit environ 1 personne sur 40. Si l’on exclut les personnes réfugiées d’Ukraine, cette proportion n’est que de 1,7 %, soit environ 1 personne sur 60.

Les chiffres des cinq dernières années montrent que, en moyenne, plus de 7 personnes sur 10 dont la demande d’asile a été examinée sur le fond en Suisse ont un besoin de protection reconnu par la loi. Sont pris en compte les cas dans lesquels une analyse des motifs d’exil a effectivement été réalisée.

Les compétences linguistiques sont la clé de l’intégration – au travail, à l’école et dans la vie quotidienne. C’est précisément là qu’intervient l’Agenda Intégration Suisse (AIS), avec lequel la Confédération et les cantons ont mis en place un système visant à promouvoir l’intégration.

Le bilan est clair : 3 personnes réfugiées sur 4 (77 %), qui bénéficient pour la première fois d’un soutien complet conforme à ces normes depuis 2020, atteignent en l’espace de trois ans les objectifs fixés en matière d’apprentissage de la langue. C’est ce que révèle le rapport final « Analyse du système global d’asile » réalisé par Ecoplan (2025) à la demande de la Confédération, des cantons, des communes et des villes.

Ces chiffres sont remarquables compte tenu des conditions difficiles dans lesquelles de nombreuses personnes réfugiées doivent démarrer leur nouvelle vie. Ces résultats, qui se classent parmi les meilleurs au niveau international, démontrent que les mesures de soutien linguistique portent leurs fruits en Suisse.

En 2025, la Suisse a enregistré un total de 25 781 demandes d’asile.
Parmi celles-ci, 10 310, soit environ 40 % des demandes d’asile, ont été déposées par des enfants – près d’une sur deux.

Au cours des trois dernières années, ce pourcentage est resté extrêmement stable (40–41 %).

À cela s’ajoutent les personnes réfugiées d’Ukraine (statut S). La tendance est ici également constante : depuis 2023, environ une demande de protection sur trois émane d’un enfant.