Le président de l’UDC exagère la part du domaine de l’asile dans l’immigration et la croissance démographique

12. mai 2026:

Les faits sont clairs:

Avec environ 86 %, la majeure partie de l’immigration concerne des personnes exerçant une activité lucrative, des étudiant·e·s et des membres de famille qui viennent en Suisse dans le cadre de la libre circulation des personnes ou des contingents pour les ressortissants de pays tiers.

Déclaration erronée de Marcel Dettling
Le président de l’UDC présente à tort le domaine de l’asile comme l’un des principaux moteurs de la croissance démographique, que l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! » entend limiter :
On ne peut pas laisser entrer toujours plus de personnes dans le pays, déclare Dettling : « Il nous faut un frein. Avec 9,5 millions d’habitants, le Conseil fédéral doit prendre des mesures. » D’après Dettling, il faut commencer par les demandeurs d’asile qui vivent de l’aide sociale, tandis que la main-d’œuvre reste nécessaire.

Source : Marcel Dettling / Aargauer Zeitung, 08.05.2026

Pourquoi cela pose problème
Présenter les personnes réfugiées comme les principaux responsables de la croissance démographique et, de manière générale, comme des personnes étant sans emploi, c’est déformer la réalité.

Cela a des conséquences concrètes : Des revendications politiques telles que l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! » sont dirigées contre le domaine de l’asile, bien que celui-ci ne représente que 2,5 % de la population résidente permanente et seulement 8 % de l’immigration nette au cours des dix dernières années – avec les personnes ayant fui l’Ukraine, cette proportion atteint 14 %. De plus, parmi les personnes en âge de travailler qui peuvent être classées dans le domaine de l’asile, plus de 40% ont un emploi. Le taux d’activité augmente avec chaque année supplémentaire de résidence en Suisse.

Conclusion
Les chiffres sont clairs : avec environ 86%, la majorité de l’immigration est due à l’immigration de travail et à la libre circulation des personnes. En revanche, le domaine de l’asile n’est pas l’un des principaux moteurs – il ne permet pas de contrôler la croissance démographique. Les mesures extrêmes contre les réfugiés ne résolvent donc pas le problème. En outre, la plupart des travailleurs issus du domaine de l’asile comblent par leur activité des lacunes dans les secteurs de la construction, du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, de la santé et des soins.