Les faits sont clairs
De 2000 à 2024,505 598 demandes d’asileont été déposées en Suisse.Plus de la moitié de ces personnes ont quitté la Suisse – à la fin de 2024,219 027 personnesse trouvaient encore dans le pays.Plus de 40 %d’entre elles sont des réfugiés reconnus.
Source : Conseil fédéral, 2025
Déclaration erronée de Pascal Schmid
Lors de l’émission « SRF-Arena » consacrée à l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! », le conseiller national UDC de Thurgovie a cité des chiffres erronés concernant l’asile :
« Depuis l’an 2000, 650 000 personnes sont arrivées en Suisse par la voie de l’asile et seules 17 % d’entre elles étaient de véritables réfugiés, mais près de 70 % sont restées. »
Source : SRF Arena, 13 mai 2026
Pourquoi cela pose problème
Ces chiffres erronés donnent une image déformée de la réalité et influencent le débat public. Ils sèment le doute à l’égard des personnes réfugiées et sapent la confiance de la population dans le système d’asile.
L’affirmation selon laquelle « près de 70 % » des personnes ayant déposé une demande d’asile au cours des 25 dernières années seraient restées est clairement réfutée par les chiffres les plus récents du Conseil fédéral : en réalité, à la fin de l’année 2024, environ 43 % des personnes ayant déposé une demande d’asile entre 2000 et 2024 se trouvaient encore dans le pays. Entre-temps, elles ont soit été naturalisées, soit ont obtenu un permis de séjour ou d’établissement, soit bénéficié d’une protection en tant que personnes déplacées par la guerre, ou leur procédure est encore en cours. 41 % de ces personnes ont obtenu l’asile en tant que réfugié∙e∙s reconnu∙e∙s.
Source : Conseil fédéral, réponse à la question parlementaire 25.7537 (2025)
Conclusion
Les chiffres officiels donnent une toute image que celle présentée par Pascal Schmid dans l’émission «Arena» : entre 2000 et 2024, environ 505 000 demandes d’asile ont été déposées. Bien moins de la moitié de ces personnes se trouvaient encore dans le pays à la fin de l’année 2024. Ces personnes ont soit été naturalisées, soit vivent en Suisse avec un statut légal du domaine de l’asile ou des étrangers. 41 % d’entre elles ont obtenu l’asile.
Les faits contredisent clairement les déclarations du conseiller national de l’UDC.
